Je voudrais partager avec vous les idées principales d’une conférence que j’ai assistée en janvier. Cette conférence s’articule sur le français sur objectif spécifique (FOS). Il s’intitule « le français sur objectif spécifique, aujourd’hui: une démarche en pleine évolution ».
La conférence était exposée par JEAN-MARC MANGIANTE. Titulaire de professeur de l’université d’Artois, ce Monsieur se spécialise dans l’analyse de discours spécialisés et la didactique du français sur objectif spécifique et universitaire. La conférence a eu lieu dans une bonne ambiance, après l’introduction du thème à aborder et le chercher à exposer de Mme. Cavalla, le professeur nous a présenté ses recherches sur le FOS.
Le FOS est apparu en réponse aux besoins spécifiques des gens qui vivent dans un monde où la mobilité manifeste importante sans précédent. Les gens se déplacent davantage dans les pays différents, les étudiantes visent à suivre leur étude partout dans le monde. Le besoin de communiquer ou de réaliser des tâches s’accroit dans la vie professionnel et universitaire. Le français est une langue largement partagée par le monde, et les gens travaillant ou étudiant dans les pays francophones font face souvent au besoin de l’apprendre. Les apprenants de français ici n’apprennent plus le français avec n’importe quel objectif. En revanche, ils portent souvent un objectif très précis, soit professionnelle, soit universitaire. S’inscrivant dans cette situation, le développement de la didactique du FOS s’avère plus urgent que tous les moments dans l’histoire.
Comment concevoir la didactique du FOS? Avec quelle démarche?
Le professeur propose de suivre cette procédure: identifier tout d’abord la demande de formation, puis analyser les besoins des apprenants, une fois les besoins repérés, collecter des données sur le terrain afin de les analyser pour créer des séquences didactiques. Prenons une entreprise comme exemple, pour créer des cours de FOS pour les effectifs d’une entreprise, il faut en premier temps construire une équipe des didacticiens. Cette équipe doit travailler en collaboration avec l’entreprise afin d’identifier des besoins et de recueillir des données à analyser. Lors de cette démarche, plusieurs méthodes peuvent être mobilisées: l’entretien, le questionnaire, etc. Même les différents postes seront pris en compte pour préciser les besoins d’apprentissage. Les données peuvent être plus largement les connaissances du secteur de l’entreprise mais aussi plus étroitement les documents internes de l’entreprise. Tout constitue un corpus qui permettrait de dégager des connaissances linguistiques et professionnelles, autour desquelles, les séquences pédagogiques seront élaborées.
Cette présentation des démarches pour construire la didactique du FOS m’a bien impressionné et m’a amené à réfléchir sur le statut du FOS en Chine et la démarche employée par les didacticiens chinois dans les universités. Grâce au bon avancement des relations sino-françaises, les Universités chinoises lancent beaucoup de programmes collaboratifs avec les universités françaises. Les étudiants chinois bénéficiant des programmes pourraient avoir l’opportunité de poursuivre leur étude en France. Avant de les envoyer en France, les universités chinois ont tendance à les former en langue française. Mais les cours sont toujours de cours élaborés dans le cadre du français langue étrangère ou du français général. Cela ne permet pas une appropriation efficiente dans un domaine donné et les étudiants rencontrent toujours des problèmes lorsqu’ils entrent en France.
Une professeure de français en Chine a constaté dans son article que le FOS en Chine se caractérise toujours par la juxtaposition du cours de français général avec le cours de spécialité. Les deux sont étanches de l’un à l’autre ( Yan XU, 2008 ). Avec cet aménagement, les étudiants chinois doivent mobiliser deux activités cognitives différentes et doubler leur effort lors de leur apprentissage. Non seulement les universités, les entreprises chinoises ont aussi cette vision de juxtaposer l’enseignement du français général en dehors du travail pour créer des personnes en langue française. Par exemple, l’entreprise étatique que j’ai travaillé pour trois ans.
Cette conférence me permet de bien comprendre ce qu’est une vraie didactique du FOS et de reconnaître les carences présentes en Chine afin d’approcher un jour la didactique du FOS en Chine vers le modèle français.
Bibliographie:
▪ Jean-Marc MANGIANTE. (s. d.). Consulté 19 février 2017, à l’adresse http://grammatica.univ-artois.fr/Equipe/Membres-permanents/Jean-Marc-MANGIANTE
▪ Jean-Marc MANGIANTE. La conférence le 18 janvier 2017 à l’Université de Sorbonne Nouvelle,«Le français sur objectif spécifique, aujourd’hui: une démarche en pleine évolution».
▪ Yan XU, 2008. L’enseignement du français sur objectifs spécifiques en Chine : l’importance de la mise en place d’une interaction entre les parties impliquées dans un cours in Synergies Chine n°3, p107-116, l’accès en ligne: https://gerflint.fr/Base/Chine3/xu.pdf


