Charlotte NOBLET
Peut – on considérer la lecture d’images, dans les albums sans texte, comme une pré lecture en cycle 1 ? En quoi la lecture d’albums sans texte participe à la construction des compétences de lecture ?
Tel sera l’objet de ma recherche pour mon mémoire. Pour cela j’ai décidé de m’appuyer sur L’Album D’Adèle de Claude Ponti pour rester dans la continuité de mon TER tout en essayant d’apporter de nouveaux éléments de réflexion. J’ai par exemple découvert la collection d’albums sans texte « Histoire sans paroles » ainsi que les albums sans texte : Zoom de Banyai Itsvan, Les aventures d’une petite bulle rouge de Lela Mari, Ce jour là d’Anno Mitsumasa ainsi que Loup Noir d’Antoine Guillopé. Je songe à en sélectionner un ou deux en complément de L’Album D’Adèle pour avoir plusieurs angles de réflexion après avoir établi mes critères de sélection.
Il s’agira alors de comprendre comment un album sans texte peut être lu et voir en quoi les mécanismes de lecture utilisés pour les images peuvent êtres considérés comme des éléments de pré-lecture en cycle 1. Dans les différents ouvrages que j’ai consulté (notamment des guides pédagogiques) , la pré-lecture est définie comme ce qui constitue l’avant apprentissage formel de la lecture (en CP) et donc elle peut se définir comme un acte culturel (rencontre avec l’objet livre …). Il s’agira donc de tenter de définir précisement ce qu’est la pré lecture en lien avec mon sujet. Je suis donc à la recherche d’ouvrages qui abordent ce thème, je n’en ai pas encore trouvé.

J’ai commencé mes recherches en lisant l’ouvrage de Jacqueline Danset-Léger: L’enfant et les images de la littérature enfantine, qui sous un angle psychologique, traite de la réception des images par les jeunes enfants et de leur fonctionnement interne. Pour mon sujet cet ouvrage est particulièrement intéressant puisqu’il traite du déchiffrement des images et se rattache donc à l’idée de pré-lecture. Il contient aussi d’intéressantes expérimentations qui pourront me servir d’appui lors de mes recherches. J’ai ensuite lu un article de Denise Escarpit : « La lecture de l’image : Moyen de communication et d’expression du jeune enfant » dans la revue Communication et langage qui reprend également la notion de pré-lecture et qui insiste sur la liberté que procure la lecture d’image (liberté d’interprétation) en comparaison avec la lecture de texte. Enfin de la même manière que le fait Sophie Van Der Linden, il s’agira dans cette recherche, de réfléchir à la spécificité des albums sans texte et au type de lecture particulier qu’ils proposent en s’appuyant sur les albums sans texte que j’aurai choisi de regrouper dans un petit corpus.

Contrairement à la plupart de mes collègues , je n’ai pas effectué de TER lors de l’année passée. Issue d’un parcours universitaire en langues (LLCE Italien), j’ai effectué des travaux de recherches sur la traduction de romans italiens en français. Il était donc difficile de reprendre ces travaux pour réaliser un mémoire professionnel.
Mon projet de mémoire ne sera pas la continuité de mon travail commencé l’année dernière, en effet cette année j’ai décidé de travailler sur les comptines. Les comptines sont 
Suite à la séance d’échange avec ma tutrice Dominique Lefèbvre, j’ai pris conscience qu’il fallait davantage développer des références théoriques telles que Winnicott. En effet, je travaille sur la transition entre le foyer familial et l’école maternelle grâce au livre. Le livre m’apparait comme étant un partenaire de confiance pour l’enfant qui veut se rassurer face aux autres camarades. Je me suis également rendu compte que mon titre « Le livre objet comme transition vers la maternelle » était trop long, de ce fait je dois me recentrer davantage sur les mots importants comme « livre », « intégration », et pourquoi pas intégrer le terme « confiance ». Dans mon TER, j’avais travaillé sur le livre comme objet social dans une première partie en évoquant le fait que les moments de lecture en classe sont des moments de rassemblement. De plus, le livre permet de provoquer des interactions entre les élèves, notamment dans le coin bibliothèque, ainsi qu’avec l’enseignant. Ceci permet de développer l’altruisme chez les enfants qui, jusque là, n’ont souvent été confrontés qu’à leur famille. En seconde partie j’avais développé la possession du livre en cherchant à ce que l’enfant ait un rapport privilégié avec son livre, un rapport souvent corporel lié à la manipulation. Posséder son livre permet également de connaitre la fin de l’histoire, donc d’avoir un temps d’avance sur les péripéties. Il me semble alors important de m’approprier les théories de Winnicott afin d’approfondir mon sujet. Ma problématique provisoire serait « l’intégration de l’enfant par le livre ».