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Les impressions d’après la lecture du roman de Gisèle Pineau « Un papillon dans la cité »

Après avoir lu le roman de Gisèle Pineau « Un papillon dans la cité », j’ai un soulagement de joie pour l’héroïne la petite Félicie et toute sa famille. Comme le fameux journaliste du CNN Fareed Zakaria avait dit qu’il y a quelques années qu’ « il y a toujours la poursuite de meilleure vie chez chaque immigrant et un départ pesant qu’on laisse en arrière. »

Dans le roman, Félicie a quitté sa grande mère Man Ya, la description de séparation était touchante. Elle a joint sa mère en France dans la banlieue parisienne. Sa mère pour elle était une étrangère, parce que Félicie ne l’avait jamais vue. C’était sa grande mère l’a élevée en Guadeloupe. Dans sa nouvelle vie à Paris, il y a sa mère, son papa Jo, son demi-frère Mimi, son camarade de la classe, Mohamed et sa maîtresse. L’histoire se termine par une reprise de parole entre la mère et la grande mère et un voyage scolaire, un retour dans le pays d’origine de Félicie, en Guadeloupe.

Au cours de la lecture de ce romain j’ai quelques réflexions sur l’enseignement de langue et la culture :

  1. La reconnaissance de la culture d’origine

La première éducation que l’enfant reçoit provient de sa famille. L’attention et l’amour de la grande mère Man Ya étaient le meilleur guide de Félicie bien que cette femme ne savait ni lire ni écrire. Cela supporte Félicie dans sa nouvelle vie en France, elle a de la confiance en elle, bien réussi dans ses études et s’entend bien avec tout le monde.

Elle peut toujours trouver les similarités dans sa nouvelle vie par rapport son ancienne vie : la grande mère de Mohamed, le souvenir de la mer, les plats qu’elle a mangés, etc. Le voyage scolaire est un peu idéal pour les enfants de 10 ans. Mais c’est fortement valorisant chez les petits cœurs comme Félicie.

2.   Un mélange de la multiculture et le plurilinguisme

On voit dans les prénoms, l’ami de Félicie Mohamed est d’origine moyen orient. Chez lui, sa grande mère lui prépare tous sorte de déserts comme loukoum et les plats comme couscous. Leurs vies familiales ne sont pas changées. La mosaïque de différentes cultures se juxtaposent. L’arabe, le magrébin, le créole et les autres langues que les élèves parlent chez eux dépendant de leurs origines d’où leurs parents ou grands-parents viennent. On voit qu’il y a un paragraphe :

« –lis ancêtres de tes père et mère étaient des Touaregs di Hoggar qui s’arrêtaient parfois à Tamanrasset, sous les arcades du souk. Ils ne faisaient que passer, longeant les murs ocres ombragés de tamaris. Ils étaient fiers. Ils mangeant des tagnellas, gardaient l’eau dans des aboyars, et faisaient de fantastiques courses dans li désert superbes cavaliers sur leurs chameaux azelraf… Allez ! va ! raconte voir tes parents français, puisque c’est ton pays, vrai ! »

L’auteur a utilisé ‘lis’ au lieu de ‘les’. Entant que lecteur, on comprend l’interlocuteur parle français avec de l’accent. On voit aussi les noms des régions comme ‘Touarges di Hoggar’, ‘Tamanrasset’. C’est un passage qui donne un parcours exotique.

Les coutumes de célébration des fêtes et les habits traditionnels sont comme les scènes de spectacle pour les lecteurs. Par exemple la grande mère de Mohamed s’habille dans une grande robe drôle. La famille de Mohamed ne fête pas le Noël.

3.    L’enseignement du FLS et les classes d’accueil

Le FLS ici, je voudrais indiquer que c’est du français langue scolaire. Les élèves n’apprennent pas le français avec des accents comme ailleurs. Les classes d’accueil reçoivent beaucoup de jeunes enfants nouveaux d’arrivés en France. Leurs niveaux de français sont faibles. Comme Félicie avait scolarisé en français en Guadeloupe, son niveau de français est en avance, son école à banlieue ne lui convient plus à son niveau. Félicie est sollicité de changer son école.

Ce roman est comme une petite encyclopédie pour les enfants nouveaux arrivés en France. On voit qu’est-ce qui s’est passé dans leurs familles et à l’école pour ces enfants. Cela me fait rappeler qu’est-ce qui s’est passé chez adultes, les étudiants étrangers en France.

D’après mes observations, il y a des apprenants adultes étrangers qui se réunissent souvent dans une classe de langue. Ils chuchotent dans leurs langues maternelles dans la classe. Ils sortent ensemble ou même vivent ensemble après la classe.

Ce phénomène a été beaucoup critiqué chez les professeurs de français et les élèves. Parce qu’on voit qu’une jeune asiatique progresse plus rapide quand elle s’éloigne de ses compatriotes et elle s’intègre avec les autres apprenants lointains par exemple les apprenants de l’Amérique du sud.

Je me demande chez ces apprenants, qu’est-ce qui est la reconnaissance de leur culture d’origine ? Est-ce qu’ils disposent un esprit d’ouvert aux autres cultures ? Il faut considérer qu’ils ont étudié par exemple l’anglais comme langue étrangère pendant plus ou moins dizaine d’année à l’école dans un contexte homogène dans leur pays. Le changement de pays n’est pas un facteur primordial. La plus grande différence est que les professeurs sont tous les étrangers pour ce qu’ils restent ensemble entre eux pendant ou après la classe. Les tâches de l’expression orale sont difficiles de se dérouler dans une classe de langue. Parce que tout le monde se trouve dans l’insécurité linguistique.

Entant qu’une future enseignante de langue, je pense qu’il faut chercher un équilibre et une adaptation en face des apprenants homogènes ou hétérogène. Faire les élèves parler les expressions en leurs langues, faire les élèves parler leurs parcours linguistiques, leurs expériences vécues, faire les élèves se connaître, et faire les élèves s’écouter, à mon avis, ce sont les dispositifs mis en avant de faire un cours de langue et de culture.

Il n’y a pas de culture qui est meilleure qu’une autre. Il y a des spécialités dans chaque région. Je pense beaucoup à la gastronomie. Parce que la culture culinaire est plus facile à accéder chez les apprenants de langue. Pourquoi pas proposer les dégustations de spécialité de chaque pays chez les apprenants ? On voit tout de suite, les similarités de culture culinaire entre les pays lointains ou proches. Cela stimule la communication entre les élèves. De plus, ce genre d’activité est très ludique et intéressante. On trouve la joie de partage.

Peut-être il y aurait un jour, on ne verrait plus un professeur qui ne donne que des cours de français ou d’allemand ou une seule langue. Mais ce sont les plurilinguistes-pluriculturalistes et interdisciplinistes qui donnent des cours de math en arabe, cours de beaux-arts en chinois, cours de musique en italien, cours de politique en anglais et cours de physique et géographie en français… etc.

 

Bibliographie :

Gisèle Pineau, « Un papillon dans la cité », SÉPIA, juillet 2013.

L’apprentissage en Tandem franco-japonais

Aujourd’hui grâce aux nouvelles technologies, on peut voyager entre la France et le Japon en douze heures d’avion. Douze heures, ce n’est pas si long entre ces deux coins du monde. Cependant, je me souviens qu’il y a quatre ans, quand j’ai commencé mon apprentissage en français, je ne pensais pas la même chose. Partir en France me semblait un grand voyage. Ce changement de perception est grâce à l’affection que j’ai pour la France. Etant donné que maintenant je connais mieux la France, sa culture et son peuple, la distance est devenu psychologiquement plus courte. Je me suis
approprié la langue française. J’ai voulu partager cette expérience avec les autres. C’est la raison pour laquelle j’ai décidé d’organiser un Tandem franco-japonais via internet pour mon projet du mémoire : Un sujet didactique sur l’apprentissage des langues. 
J’espère que les apprenants de ces deux langues se familiariseront plus avec la culture de l’autre.



Le Tandem franco-japonais

Les participants sont des étudiants universitaires de Lyon (France) et de Kanagawa (Japon) qui apprennent le japonais et le français comme langues étrangères. Il y a six participants afin de former trois groupes de deux. 
Le projet se déroule pendant cinq semaines et la durée de chaque session est de quinze minutes. Chaque semaine, il y a un thème à aborder comme ci-dessous. スクリーンショット 2015-11-12 12.29.31.1df7c04b54b74824b270bd8c768674a2

A travers ce projet, je souhaiterai analyser notamment l’alternance codique pour savoir si ce phénomène linguistique sert à surmonter l’insécurité linguistique chez les apprenants. Je fais une hypothèse que le fait de pourvoir mélanger ces deux langues dans l’interaction pourrait servir aux apprenants à se mettre à l’aise lors de la communication.
Le projet est en cours et c’est intéressent de voir comment les participants réagissent l’un envers l’autre. Malgré les consignes et les étapes proposées, il y a eu différentes façons à communiquer selon les groupes. Cela me pousse à travailler sur plusieurs éléments et il est important de bien focaliser sur la problématique. 
Etant donné que leurs échanges sont enrichissants, j’ai envie de les transmettre dans un mémoire. Grâce à ce projet, j’ai  plaisir à commencer ma recherche.

La darija est notre langue, ‘dialna’. DILTEC

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Voici quelques lignes qui dessinent des axes de réflexion autour desquels s’articule ma recherche. Une recherche sur un sujet qui me tient à coeur.

La complexité de la situation sociolinguistique en Algérie est, depuis la nuit des temps, difficile à embrasser. Chose que je ne prétendons pas faire dans mon mémoire. J’aimerais plutôt mettre la lumière sur l’Algérien dit « arabe dialectal » ou « darija », qui sa dénomination et son statut même sont matières à débat. Ainsi que l’intégration de celui-ci en milieu scolaire algérien.

L’algérien est à l’image de l’Algérie : une langue au carrefour des cultures, le fruit amer de l’apport et du rejet des différents colonisateurs et l’acceptation consciente ou inconsciente du métissage. L’identité complexe de cette langue ne facilite pas sa dénomination. En effet, le problème que pose cette dernière est à mettre en rapport avec les effets de l’idéologie. En fait, au détriment et au mépris de la réalité culturelle et sociolinguistique plurielle, l’idéologie nationaliste en Algérie a imposé dès 1949 une définition identitaire exclusivement arabo-islamique. Autrement dit, l’algérien et ses dérivés ont été désormais présentées par l’idéologie officielle comme des éléments de désintégration de la nation algérienne donc, d’une nation arabe et islamique tout autant unie qu’à unifier. Ces mêmes conservateurs qui  voudrait que l’arabe littéral, langue du Coran, soit doté d’un statut hégémonique et que le français soit réduit au rang de langue étrangère se sont, fortement, opposé à l’intégration de l’arabe dialectal à l’école. En effet, il s’agit d’une proposition faite par la ministre de l’Education en 2015 afin d’amener, les élèves, doucement à l’arabe classique et ainsi diminuer les échecs scolaires trop fréquents dus à la difficulté de la langue arabe.

L’objectif de la didactique étant de diagnostiquer pertinemment les problèmes et de préconiser les remédiations qui s’imposent et estimant que les les questions linguistico-identitaires sont innervées du poids de l’idéologie, j’en veux pour preuve le manque d’argumentation et de travaux critique sur le plan linguistique. C’est pourquoi j’aimeras analyser cette proposition d’un point de vue linguistique et didactique. Quels enjeux représente-elle ? Penser que l’algérien est transparent à l’arabe scolaire est-il loin d’être vrai ? Y a t-il un constat d’intercompréhension entre les deux langues? Et enfin ce continuum existe-il vraiment ? Ou bien l’algérien doit-il être d’abord promu comme langue pour pouvoir être ‘enseigné » ?

Pour répondre à ces questions, il me semble légitime et indispensable de rebondir sur ce parler, essayer de défaire sa complexité et expliquer sa provenance. Dans cette perspective, la réduction du statut de l’Algérien de langue en dialecte par les différentes politiques étrangères n’est pas à négliger. En effet, l’Algérien a été pendant des siècles une langue littéraire, ou du moins l’un de ses registres l’a été et que l’on pourrait appeler écrit, et donc, travaillé et élaboré. Donc qu’en est-il de cette langue première qui ne bénéficie pas de statut officiel ? Est-elle toujours aussi loin d’être reconnue et promue comme langue telle que le tamazight en 2002 ?

Sachant que le point de passage entre le dialecte et la langue se situe au moment où l’on donne une identité graphique à un système linguistique oral, j’aborderai l’algérien qui s’achemine peu à peu dans les média, la publicité et les réseaux sociaux. Enfin, que signifie ce regain d’intérêt pour les parlers algériens? Pourquoi maintenant? Peut-on considérer ce phénomène comme autant de signaux qui démontrent que la société algérienne est en pleine évolution, en quête de son algérianité ?

Bibliographie

  • Ibtissem CHACHOU, La situation sociolinguistique de l’Algérie. Pratiques plurilingues et variétés à l’œuvre, Paris, L’Harmattan, 2013, 310 pp.

“Un modèle d’ouverture aux langues, encore faut-il le mettre en œuvre” (entretien avec Xavier North)

La France, un “modèle” d’ouverture aux langues

Entretien avec Xavier North, Délégué général à la langue française et aux langues de France
Marie Poinsot
à lire dans la revue Hommes & migrations 1306 | 2014 : Ecriture et migration
en ligne à cette adresse: http://hommesmigrations.revues.org/2847